FAB

15/02/2004   Photos de la conference de presse des championnats de france de cross

                                                                                 Benoît Rapicaut    Carmen Oliveiras  Abdé Bouattach  Rkia Chebili

    Elias Couto         Mustapha                Vincent           Anne Laure            Dominique                                   Elodie Olivares

                              El Hamadi       Zouaoui Dandrieux     Gauthier               Chauvelier

                             Perplexe le coach??                          Bogoss style

                                                                                               Fab

15/02/2004   Portrait de Brice Panel
                                                               Brice Panel : la confirmation d'un talent

 

Grande première pour l'Entente Athlétique Saint-Quentin en Yvelines, ce samedi, avec
la première sélection en équipe de France sénior de Brice Panel. A l'occasion de la
coupe d'Europe des nations, en salle, l'élancourtois confirme son énorme potentiel.

"Pourquoi pas se rapprocher du record de France d'Olivier Noirot. Cela veut dire
réaliser 46"69. C'est aussi les minimas pour les Mondiaux..." Telles sont les
ambitions de Brice Panel (EASQY) pour les championnats de France Elite en salle, ce
week-end à Clermont-Ferrand. Une force intérieure qui vient après une rentrée
hivernale tonitruante pour le double champion de France, junior et espoir, du 400
mètres. A 22 ans, l'éleve ingénieur de l'Insa Lyon, major de sa promotion, déjoue
les pronostics. Et écrit son avenir en bleu...
    Une pièce en trois actes
Le premier tableau, c'est celui de la reprise. En 47"35, Brice s'adjuge pour sa
reprise la meilleure performance française de la saison. "Dès début janvier, je
battais tous mes records en vitesse. 7" au 60 m et 21"53 au 200 m. En séance, j'ai
passé un 500m en 1'01". Bien que grippé et avec de mauvaises sensations, cette
performance de rentrée était prévue", explique l'ancien élève de Philippe Lefèvre.
Et elle montre les premiers effets d'un "cycle d'entraînement hivernal, axé sur la
vitesse, et surtout un gros travail de résistance".
Le deuxième acte se déroule le 7 février à Eaubonne. Aux championnats
d'Ile-de-France séniors, Brice, encore espoir, s'adjuge le titre francilien sur
400m. Et récidive! Avec un chrono de 47" tout rond, il réalise une nouvelle
meilleure performance française, et glâne au passage une première sélection en
équipe de France sénior...tout en dépoussièrant  le record de la ligue francilienne,
détenu, en 47"11 par Marc Raquil (3e mondial à Paris 2003).
     

                                                      Première victoire en Bleu !
 

Dernier acte, ce samedi, avec la coupe d'Europe des Nations au "Leipzig Arena", en
Allemagne. "Une piste monstrueuse, avec de super sensations", confiait Brice,
après un échauffement à l' Arena, vendredi après midi. Accompagné de son "pote
Olivier Gally", qui partage son entrainement à Lyon sous la houlette de l'énergique
Djamel Boudebiba, il commente ses premiers pas dans un club d'un nouveau genre :
"L'ambiance est très bonne. Tout le monde est abordable. Il y a de vrais échanges.
C'est un vrai groupe", explique-t-il. Une atmosphère détendue, prémice à une belle
performance...
Posté au couloir 4, devant le russe Forshev et dérrière le britannique Tobin, Brice
a sorti une course maîtrisée. Au terme de 47"05 d'effort violent, il se classe
second, dérrière Forshev (meilleure performance européenne en 46"47). "Ca c'est
passé comme je l'imaginais. L'anglais est parti comme un avion. Je le "cogne" en fin
de virage, mais la ligne droite ne faisait que 25m..." Pas assez pour ésperer un
premier succès international pour une première cape. Mais de quoi participer
pleinement à la victoire par équipes. Yemmouni, vainqueur du 1500m et Shyr, 2e sur
300m, sont les seuls à égaler la performance de l'élancourtois. "Nous avons fêté ça
doucement. Le sélectionneur a offert le champagne", commente Brice. "Mais je pense
déjà aux "France" de Clermont. Je veux y donner le maximum. Je vise le titre. Cela
me propulserait vers le haut-niveau". Et les championnats du monde en salle, à
Budapest (Hongrie), en mars...
                                              

                                                                                                                                                         Laurent Lepeltier

13/02/2004   Portrait d'Alexandra Gasmi
                                                                Alexandra Gasmi : L'athlétisme Puissance 7

                                            

A 18 ans, la jeune Trappiste pose ses jalons. Passionnée de saut en hauteur l'élève
de Philippe Lefèvre brille aussi dans les épreuves combinées. Conjuguant au féminin
les travaux d'Hercule elle pointe en tête du bilan départemental à l'heptathlon.
Sept épreuves qu'enchaine cette compétitrice née...

                          Made in Saint-Quentin

"J'aime tout donner. Avoir le sentiment de bien travailler. J'ai besoin de ce
travail physique de venir me défouler et me surpasser.  Souffrir sur la piste c'est
pour moi un plaisir..." lance e préambule la jeune heptathlonienne de l'Entente
Athlétique de Saint-Quentin en Yvelines. Plus qu'une stakhanoviste de l'athlé
Alexandra est une passionnée. Junior 2 fidèle au club de ses débuts (il y a dix ans)
l'élève de Terminale STT au lycée des 7 mares de Maurepas option sport s'accomplit
dans le premier sport olympique. Spécialiste des épreuves combinées et du saut en
hauteur (11e aux France juniors) ses "modèles restent Carl Lewis Marie-José Pérec ou
Carolina Kluft".

                                                                        "Je vise toujours plus haut"

Orientée vers l'école d'athlétisme de la Ville nouvelle à l'âge de 8 ans Alexandra
tâte du cross en appliquant sa devise : "Toujours plus haut !" et trustant les
podiums des poussines.
A 12 ans elle intègre le groupe d'entraînement de Philippe Lefèvre spécialiste des
épreuves combinées à l'EASQY. L'occasion pour cette battante de goûter à l'émulation
du collectif en athlé : "J'aimais bien me confronter aux plus grands" confie-t-elle
dans un sourire. Une confrontation directe dont elle tire sa motivation. "Je suis
une battante. Je me présente toujours sur un stade avec l'envie de gagner"
explique-t-elle.
Tant et si bien que son palmarès s'étoffe au fil du temps. Deux 11e places aux
France en salle (poids et hauteur)- 3e aux LIFA de pentathlon en salle (3212pts)-
championne LIFA en hauteur (1m66 RP) et 11e aux France Jeunes de Lyon. Une belle
saison 2003 pour cette junior première année...
Un palmarès né "d'une meilleure maîtrise technique à la hauteur et une polyvalence
accrue. Ainsi qu'une bonne base de vitesse et de coordination" explique l'espoir
Trappiste. Ce qui ne l'empêche pas de dresser la liste de ses axes de progrès en
toute lucidité. "Je dois apprendre à canaliser mon énergie. Je perds du jus trop
facilement analyse t-elle. J'aimerai que mes proches soient fiers de moi. Alors mon
désir de bien faire se mélange encore avec un manque de confiance en moi" concède la
sextuple médaillée individuelle aux départementaux de Conflans. Et d'évoquer en
filigrane "une émotivité qui pointe derrière le masque de la compétitrice". Ou quand
passion rime avec appréhension...

"L'heptathlon c'est 2 jours à fond"

Avec 7 épreuves (100m haies-hauteur-poids-200m-longueur-javelot et 800m) enchaînées
en deux jours Alexandra a trouvé un bon terrain d'épanouissement athlétique dans
l'hepta.L' »hepta », une façon particulière de pratiquer sa passion : « Il y a plus
d'appréhension dans un hepta. La réussite dépend de l'assimilation, à tous les
niveaux, des épreuves. Et il faut être à fond sur deux jours », analyse-t-elle.
Concentrée et au top de sa forme lorsqu'elle s'y aligne, Alexandra avoue pourtant un
pêché mignon. « J'adore le saut en hauteur. Mais c'est trop restreint. Comme j'ai
goûté à tout, j'aime tout en athlé », raconte-t-elle.Sauf, peut-être le 800m,
l'épouvantail des « combinards ». « Le « 8 », c'est la souffrance, c'est dans la
tête. J'y pense déjà dès le début de l'hepta », avoue-t-elle dans un sourire.
Heureusement, il y a ces moments de « partage et de réconfort entre nous après
l'épreuve. C'est l'expression de notre solidarité et de notre respect mutuel » ; Une
tradition chère aux « combinards ».

Adepte des rassemblements par équipes, Alexandra aime plus que tout ces grands
rendez-vous de l'athlétisme français. Interclubs, stages ou « France », elle en
garde un souvenir fort. « Il y a des gens de toute la France et les stades sont
pleins. A Lyon, en juillet, ce fut exceptionnel. L'ambiance est géante. C'est
l'heure des rencontres et des retrouvailles, avec les jeunes de toute la France »
s'emballe-t-elle.

Le genre d'ambiance qui lui fait dire : « Je ne pourrai pas rentrer chez moi,
m'installer devant la télé et rien faire. Venir au stade, ça m'est vital. L'athlé,
c'est mon moteur ». En tout cas une passion dévorante.

                                                                                                                           Laurent Lepeltier
 

16/01/2004    Bonne année sur athled.com Portrait d'athlétes continue avec 3 autres athlétes

                                                   Aymeric Bouttefroy avale les obstacles

 

A 22 ans, Aymeric Bouttefroy (EASQY) suit les pas de son conseiller et camarade d'entrainement, Elias Couto. Après une première saison de piste, le voilà 4e aux «France » sur 3000m steeple.

Itinéraire d'un coureur surdoué.

 Ne cherchez pas chez Aymeric de signes ostentatoires de son statut. L'athlète estplutôt de ceux qui cultivent la discrétion et l'écoute. Et pourtant, ce jeune talent de l'Entente Athlétique Saint-Quentin en Yvelines, débusqué par Bruno Maréchal, coach demi-fond à l'EASQY, fait parler de lui. Ex-jeune triathlète au sein de l'A.S Triathlon du collège « Les Molières » des Essarts-Le-Roi, il est passé par le football, avant d'endosser la tunique bleu-blanc-vert du club d'athlétisme de la Ville nouvelle. « L'athlé, c'est la continuité du « Tri » car c'était mon point fort » rappelle-t-il, en liant ses deux amours. « Ce qui changeait, c'est d'être responsable de soi-même. Alors qu'au foot, on dépend aussi de l'équipe », explique-t-il, comparant  les deux sports.

De nature introvertie, le jeune homme se dévoile par à coups, comme autant de
passages de rivières. Un flux et un reflux qui attisent la flamme de l'athlète. «
J'avais tâté du cross (3e aux Ile-de-France juniors ! ), et je voulais faire de la
route . Mais Bruno m'en a dissuader. « Trop jeune », m'a-t-il répondu. Je me suis
orienté vers le cross court. Et enfin !, la piste cette saison », raconte-t-il..

Une passion de la course qui « devient un besoin. Elias m'a conseillé, l'an dernier,
de monter à huit séances, avec du bi-quotidien. Les effets ne se sont pas fait
attendre ». Sur le tartan et les labours, l'effet est immédiat. Mais surtout courir
revêt un rôle « équilibrant. Ca fait partie de mon hygiène de vie », explique celui
qui a planché sur « le ré-entrainement des sujets obèses » lors de sa maîtrise en
physiologie du sport.

Une passion associée à une envie de « découvrir et repousser ses limites » qui
l'entraîne sur la voie du steeple. Semée d'embûches et risquée. De celles
qu'affectionnent le jeune espoir.Avec un record personnel figé à 9'33  en début de
saison, Aymeric s' attèle à la tâche dès le premier tour interclubs, à Maurepas.
C'est parti pour 7 tours et demie de piste, 28 barrières et 7 rivières.Une embuscade dont il se sort plutôt bien. Avec 9'20 en rentrée, l'avenir est prometteur. Deux semaines plus tard, à Lille, Il explose les compteurs et signe un 9'07 24 (record personnel) de très bonne facture. « J'étais fou de joie. J'ai même posé devant le chronomètre » se souvient-il en riant. Un temps qui le propulse à Lyon, pour ses premiers championnats de France sur piste. Discret, il prépare pourtant un grand coup.Sous la canicule rhodanienne, Aymeric ne prend pas le temps de s'égayer dans la rivière. Il avale les obstacles un à un, longtemps troisième. C'est dans l'ultime passage de rivière que son rêve s'envole. En 9'05 95, nouveau record personnel, il s'adjuge une surprenante quatrième place. Et gagne son billet pour les France Nationale, le dimanche suivant, à Reims. En coupant la ligne 28' secondes plus tôt qu'en début de saison, Aymeric donne le tournis aux pronostiqueurs. Plus confiant, toujours régulier et la foulée efficace, l'élève de Bruno Maréchal et Elias Couto, n'en a que faire des bookmakers. Lui, « veut prendre du plaisir ». Et son pari est
déjà gagné.

                                                                                            Laurent Lepeltier

10/12/2003    Portraits d'athlétes

BENJAMIN BELLAMY

Il y a les victimes du "surentraînements", ils se blessent. Il y a les malchanceux, ils se blessent aussi. 
Des mois de sacrifices anéantis, des espoirs, des souffrances, du temps, tout ça gâché... La personne dont je vais vous parler fait partie de la deuxième catégorie. 

Benjamin Bellamy, affaibli après une blessure l'an dernier sur le cross de la RATP, terminait 9ème. Poursuivit tout l'hiver par son mal, il ne pouvait que figurer sur le résultat du championnat de France de cross, préférant ensuite mettre une croix sur la saison estivale, se consacrer à 100% à ses études de kiné, et s'amuser sur une course en montagne. 

Viennent août et sa reprise, avec de nouveau l'espoir d'être au "top" le 30 novembre au Val de Marne, jour de la qualif aux Championnats d'Europe de cross. Mais il faut désormais être fort, se prouver et prouver à sont entourage qu'on est encore apte à en rêver.

Plusieurs mois d'entraînements, de doutes, d'appréhension, c'est la dernière chance de porter ce maillot, de représenter son pays. Mais Benjamin y croit, progresse et en rêve. 

A quelques jours des échéances, c'est la drame! Douleur à la cuisse lors d'une séance, et Benjamin ne peut plus accélérer... Une semaine de doute, où l'espoir se referme sur lui-même. Mais les billets d'avions ne sont pas remboursables, il n'a pas le choix! Il faut y aller, tenter. 

Une reconnaissance la veille se révèle satisfaisante. La douleur ne se manifeste apparemment plus. C'est dimanche, il est 14h20, et le coup de pétard est donné. La cuisse tient, Benjamin est devant. Conscient que Jérémy Pierrat est intouchable, il mène les débats en tête du peloton. 

Crispation à quelques centaines de mètres, là où lactique et adrénaline se mêlent. Mais c'est sa chance, il le mérite, il la prend. A l'arrivée, il ne peut que lever les bras, un V comme victoire, victoire contre le mal, ces heures à s'entraîner, se soigner, douter, rêver. Bravo à toi Benjamin, profites en, tu as été le plus fort, peu comme toi y auraient cru jusque ici! Comme tu le dis, le résultat eux Europe, c'est du bonus, on sait tous que tu fera de ton mieux pour porter haut et fort les couleurs de ton pays, le bleu mérité, porté avec ferté par l'homme de Foix que tu es.

                                                                                                                                                                                  Eddy

08/12/2003    Retour sur le cross du Val de Marne
     Nous allons revenir sur les qualifs pour les championnats d'Europe de cross a Edimbourg dans les catégories juniors hommes et femmes!

14h20, les juniors hommes , retenus derrière la ligne symbolique du départ, s'élancent. Très vite, Philippe Lefferrand prend les commandes, relayé ensuite par Benjamin Bellamy qui se surprend à relancer la machine. Le peloton épouse harmonieusement les méandres de ce parcours très technique. Alexis Traub et Yoan Meudec font aussi irruption dans le groupe de tête... Petite boucle terminée, surgit un maillot jaune. Alors que les hostilités sont déjà bien entamées, celui-ci décide de prendre la tête. C'est en fait Jérémy Pierrat, la boule à Z, qui s'enflamme dans la côte pour croquer la boue à pleine dents. Mais chacun sait que cet extra-terrestre ne vaut pas d'être taquiné... la lutte se passera derrière. Très vite, Jérémy s'éloigne. Derrière, la lutte fait rage, on sort les masques, les grimaces se font douloureuses, qui résistera le plus. A 500m de la ligne, les visages crispés s'acharnent pour s'accrocher. Jérémy arrive, lève discrètement l'index avant de s'éclipser. Derrière, Benjamin Bellamy savoure, tapant dans les mains de ses supporters, laissant à son copain Alexis Traub le second siège. S'en suivent Yoan Meudec et Thibaud Nael.

 

 

 

15h00, c'est au tour des filles de se frotter à la boue. Un peloton très dense avec les juniors pour une qualif à Edimbourg. Sophie James part très vite. Au milieu des kenyanes, la jeunes de l'Avon impressionne. Derrière, Adeline Roche. Deux filles très différentes car la première excelle sur 800m alors que la seconde a réalisée une saison exceptionnelle sur 10Km... très bien placée aussi Anne Laure Gauthier. La lutte est moins dense que chez les juniors hommes, les lionnes étant mêlées au gratin international. Parallèlement à la course des gars, l'extra-terrestre est vert: Sophie James s'accroche aux gazelles de l'Afrique. Ce sont finalement Sophie et Adeline qui écraseront la sélection, suivies par Hélène Guet, Jenny Léonard et Lauranne Picoche.

 

 

 

                                                                            Fab

 

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